Le mangeur, la montagne
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Patrimoine naturel et culturel

Développement durable : encore plus important en montagne qu’ailleurs

2- Montagne durable : les défis à relever

Les montagnes sont des écosystèmes fragiles particulièrement importants pour plusieurs raisons :

  • Elles constituent les réserves d’eau douce du globe, sachant que sur l’ensemble des eaux de la planète, 97 % sont des eaux salées (mers et océans), 2 % sont des eaux glacées (pôles et glaciers), 1 % seulement est de l’eau douce.
  • Elles sont riches d’une grande diversité biologique, qu’il s’agisse d’espèces animales ou végétales.
  • Elles contribuent pour beaucoup à la diversité et à la richesse du patrimoine naturel et culturel.
  • En raison du caractère exceptionnel de ce patrimoine, elles constituent des destinations populaires de loisir et de tourisme dont l’importance, souvent concentrée dans l’espace et dans le temps, peut être source de dégradations de l’environnement.


Selon le Rapport du Secrétaire général à l’Assemblée générale des Nations Unies en 2007, les montagnes occupent environ un quart des terres émergées, pourvoient directement à la subsistance de 12 % de la population mondiale et offrent des biens et des services à plus de la moitié de l’humanité. Et les écosystèmes montagnards et les communautés qui y vivent - parmi lesquelles nombre des habitants les plus pauvres de la planète - restent fragiles face à la demande croissante d’eau et d’autres ressources naturelles, la croissance du tourisme, l’augmentation des migrations, les pressions exercées par la globalisation de l’économie, auxquelles il faut ajouter les menaces et conséquences inhérentes au changement climatique.    

 

Défis au niveau climatique

 

Parmi les changements récents, le Rapport publié en 2001 par le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat (GIEC) note que la surface de la couverture neigeuse a diminué de 10 % depuis la fin des années 1960, que la période de glaciation des lacs et des rivières a été réduite de deux semaines dans l’hémisphère Nord au cours du XXème siècle et que, au cours de ce siècle, on a constaté un retrait général des glaciers de montagne dans les régions non polaires.
En Europe, l’état des lieux effectué en 2004 par l’Agence Européenne de l’Environnement (AEE), confirme les tendances observées par le GIEC :

  • retrait des glaciers pour 8 sur 9 des régions concernées, le recul d’ensemble étant évalué à un tiers de la surface et à la moitié de la masse entre 1850 et 1980, une perte supplémentaire de 20 à 30 % ayant été constatée depuis, dont 10 % pour le seul été 2003,
  • diminution de la période de couverture neigeuse de plus de 8 jours par décennie entre 1971 et 1994 dans une zone située entre 45’ et 75’ de latitude nord,
  • augmentation de la saison de végétation de 10 jours entre 1962 et 1995 et augmentation de la productivité de la végétation de 12 %,
  • migration vers le nord et vers le haut de plantes (diversité enrichie de l’Europe au nord-ouest et en montagne pour 21 sommets alpins sur 30)…    

Glaciers
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