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- Des « sauvages » aux admirables montagnards
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Fascination de la montagne
Des « sauvages » aux admirables montagnards
Parce qu’il est perçu comme vivant à l’écart de la civilisation, l’habitant des montagnes est considéré, jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, comme un être fruste et potentiellement dangereux. Avec le Siècle des Lumières, l’argument s’inverse : c’est parce qu’il n’a pas été corrompu par la civilisation, que les montagnards, les bergers et les paysans sont perçus comme des êtres admirables, simples, paisibles, en un mot des hommes bons. C’est cette simplicité naturelle que les philosophes invitent les citadins à retrouver. Car la montagne leur paraît doublement naturelle : comme nature physique et comme culture humaine. Cette idéalisation ne doit pas occulter la relation complexe et ambigüe entre ville et montagne et ville et campagne.
1 - Des montagnards longtemps perçus en marge de la civilisation2 - XVIIIème siècle : Le berger et le philosophe ou l'éloge de la vie simple3 - La pratique de la montagne : incorporer la Nature à travers la Marche et la Nourriture4 - Ville et montagne : des relations complexes d’attirance et de rejet

