Le mangeur, la montagne
Le mangeur, la montagne
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Fascination de la montagne

Des « sauvages » aux admirables montagnards


Parce qu’il est perçu comme vivant à l’écart de la civilisation, l’habitant des montagnes est considéré, jusqu’au milieu du XVIIIème siècle, comme un être fruste et potentiellement dangereux. Avec le Siècle des Lumières, l’argument s’inverse : c’est parce qu’il n’a pas été corrompu par la civilisation, que les montagnards, les bergers et les paysans sont perçus comme des êtres  admirables, simples, paisibles, en un mot des hommes bons. C’est cette simplicité naturelle que les philosophes invitent les citadins à retrouver. Car la montagne leur paraît doublement naturelle : comme nature physique et comme culture humaine. Cette idéalisation ne doit pas occulter la relation complexe et ambigüe entre ville et montagne et ville et campagne.

 

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