Le mangeur, la montagne
Le mangeur, la montagne
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Fascination de la montagne

La montagne, lieu de tous les dangers

3 - Un milieu hostile pour l'homme

Le froid intense, les avalanches et les glissements de terrain, les éboulements de rochers, la chute toujours possible, la pénibilité de la marche et de l'ascension, la dangerosité de l'orage, pendant longtemps la montagne est perçue comme un milieu hostile et rien n'incite à partir à sa découverte. D'autant que les récits des premiers voyageurs relatent, probablement avec une certaine dose d'exagération, les frayeurs qu'ils ont pu ressentir.

La terreur des avalanches

Elisée Reclus, par exemple, dans Histoire d'une montagne, rapporte que la terreur inspirée par les avalanches en masse aux montagnards et aux voyageur a valu aux vallées les plus exposées des noms sinistres tels que « Val-de-l'Epouvante» ou « Gorge-du-Tremblement ». Il raconte qu'aux beaux jours de printemps, les voyageurs savent que l'avalanche attend simplement un choc, un frémissement de l'air ou du sol, pour se mettre en mouvement. Aussi marchent-ils comme des larrons, à pas discrets et rapides; parfois même, ils enveloppent de paille les grelots de leurs mulets, afin que le tintement du métal n'aille pas irriter là-haut le mauvais génie qui les menace.     

Emportés par une avalancheAvalanche
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