Le mangeur, la montagne
Le mangeur, la montagne
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Fascination de la montagne

Montagne, source d'effroi et d'émerveillement

4 - Belle, immense, calme, silencieuse : la nature à l'état pur

Le spectacle de la nature, de sa grandeur et de sa majesté

Parmi d'autres c'est Bourrit qui s'exclame devant les glacières de Chamouni : « Les facultés de mon âme ne purent suffire pour sentir ce que le spectacle offert, dans le même instant, de toute part à nos yeux avait d'inattendu, de magnifique et de varié ; son immensité, sa grandeur, sa profondeur absorbèrent toute mon attention ».    

Des couleurs qui charment

Mrs Radcliffe, autre voyageuse de la fin du XVIIIème siècle, parlant d' une longue chaîne d'Alpes se montrant en perspective, décrit « ses nuances et ses ombres, parfois voilées d'une brume bleue, parfois  colorées d'une pourpre éclatante, parfois scintillant dans une demi-lumière [qui] donnait une teinte superbe au paysage ».    

La qualité de l'air, le repos, le silence

Rousseau parle d'un air pur et subtil de la montagne qui fait qu'« on se sent plus de facilité dans la respiration, plus de légèreté dans le corps, [que] les plaisirs y sont moins ardents, les passions plus modérées, [que] les méditations y prennent, je ne sais quoi de grand et de sublime ».    

Et quel repos, quel silence, quel calme dans l'air et quelle sérénité dans le ciel, décrit Raymond de Carbonnières qui commente : « Tout était d'accord, l'air, le ciel, la terre et les eaux ; tout semblait se recueillir en présence du soleil et recevoir son regard dans un immobile respect »    . La montagne, plus que toute autre nature, exprime un sentiment d'ordre et d'harmonie et l'homme s'y sent en accord avec lui même.    

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