Le mangeur, la montagne
Le mangeur, la montagne
imprimer

Fascination de la montagne

Montagne sur ordonnance

1 - Le thermalisme, ou l'art d'exploiter une ressource naturelle de la montagne

Depuis l'antiquité

Parce que les montagnes sont particulièrement riches en eaux fortement minéralisées, l'activité thermale, pratiquée y a été pratiquée dès l'Antiquité. Les légionnaires romains venaient soigner leurs blessures dans les sources thermales comme en attestent de nombreuses traces archéologiques, notamment dans les Pyrénées. Si celles-ci sont délaissées durant le Haut Moyen Age, l'activité thermale réapparait à la Renaissance, comme en témoignent les séjours de Marguerite de Navarre à Cauterets : « Elle venait à ces eaux avec sa cour, ses poètes, ses musiciens, ses savants, poète elle-même et théologienne, infiniment curieuse, lisant le grec, apprenant l'hébreu, occupé de calvinisme ».    

Un préalable, améliorer les conditions d'accès

Jusqu'au milieu du XIXème siècle la plupart des sites thermaux de montagne restent très enclavés, ce qui limite leur développement. Le Grand d'Aussy dans son Voyage en Auvergne, à la fin du XVIIIème siècle, signale qu'on n'accède au Mont-Dore que par « un chemin si étroit et si scabreux, que les malades ne pouvaient s'y rendre qu'en litière »    . C'est l'ouverture des voies de communication, associées au goût impérial pour les villes d'eau, qui va assurer l'essor des stations thermales de montagne : une économie se développe. Eaux-Bonnes par exemple qui ne comptait qu'une vingtaine de maisons en 1835, deviendront en quelques années une station aristocratique et cosmopolite, accueillant quelques trois milles étrangers.    

N. B. Tous les crédits et les références bibliographiques figurent respectivement dans les Mentions légales et dans Ressources documentaires Logo OCHA