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3 - La montagne : bon pour les malades et les convalescents
Parce que l’air est plus pur et plus sec en montagne, que le soleil y est généreux, qu’il y règne un silence et un calme surprenants, à partir de la deuxième partie du XIXème siècle, le corps médical ne se contenta pas de prescrire des cures médicales, mais aussi de simples séjours à la montagne, y compris dans des « stations climatiques » dépourvues de sources thermales. Un ouvrage médical de vulgarisation explique au début du XXème siècle : « Le climat des hautes montagnes fait affluer le sang à la peau et aux voies respiratoires. L’appétit est l’objet d’une excitation souvent puissante, de même la digestion, la sanguinification et la nutrition générale s’en ressentent. Toutes les fonctions vitales de l’organisme se trouvent donc augmentées d’une façon extraordinaire. »
La montagne soigne tout, mais il faut bien choisir sa station
Le corps médical se fait plus précis : « Choix des stations d’après les maladies : Anémie chlorotique et convalescences traînantes, la première année basse et moyenne montagne, la seconde année haute ; anémie, suite de fièvre intermittentes stations moyennes ; dyspepsie, congestion du foi, hémorroïdes, eczéma humide, moyennes stations au début, en tout cas celles ou les repas sont simples ; neurasthénie, morphiomanie rapidement stations élevées ; hypocondrie, mélancolie stations élevées mais en y faisant de courts séjours et en surveillant les malades ; bronchite chroniques, catarrhes du pharynx et du larynx altitude basse... »
La montagne est aussi recommandée aux bien portants
Si la montagne guérit les malades, elle est aussi recommandée pour ceux qui sont en bonne santé : elle régénère. Comme le proclame une brochure publicitaire éditée par le PLM la guerre de 1940 : « Plus que l’homme d’autrefois, l’homme d’aujourd’hui a besoin de repos et de distractions. Les vacances d’été ne suffisent plus à réparer nos forces, il nous faut puiser à une nouvelle source de régénération et de vie. Cette source c’est la montagne d’hiver. Ici, vous respirez un air plus riche en oxygène que dans les plaines, vous jouissez d’un climat plus sain et plus tonique. Les exercices, les sports pratiqués dans cette vivifiante atmosphère achèvent d’assouplir et de fortifier le corps. Huit jours de sports d’hiver, toute une année de santé. L’homme des villes dépense trop de force nerveuse, son âme s’aigrit dans les luttes quotidiennes et il devient parfois pessimiste. Il faut au citadin, de temps à autre, détendre ses nerfs, apaiser son esprit, oublier ses soucis. La montagne d’hiver dissipe les plus cruelles tristesses. L’entassement dans les villes, la vie sédentaire dans une atmosphère viciée vieillissent prématurément. Pour conserver longtemps la jeunesse, il nous faut de l’air pur, des mouvements libres. La montagne régénère. Huit jours de sports d’hiver, toute une année de jeunesse ».



