Ici commence la montagne
Des définitions pour la montagne
9 - FAO : une définition universelle n'est ni possible ni souhaitable
De nombreuses législations nationales relatives aux zones de montagne se mettent peu à peu en place. Pour autant, comme le note une étude de la FAO « étant donné la grande diversité des zones montagneuses, il n’est ni possible ni souhaitable de concevoir une définition trop détaillée des montagnes, qui puisse être universellement acceptable et applicable. En pratique, les législateurs prennent en compte divers éléments pour définir les montagnes et déterminer leurs contours, notamment des caractéristiques naturelles (altitude, topographie, climat, végétation) et des facteurs humains (sécurité alimentaire, opportunités et obstacles relatifs à l’utilisation des terres, interactions entre montagnes et plaines).
De tous les critères de définition utilisés actuellement, l’altitude (critère hypsométrique) est le plus significatif, car à certaines altitudes les conditions de vie deviennent beaucoup plus difficiles et précaires que dans les plaines. »
Le critère de l'altitude : pertinent et variable
L’altitude à partir de laquelle un espace est considéré comme montagneux varie considérablement selon les législations :
- 300 mètres en Guadeloupe et Martinique,
- 500 mètres pour l’Ile de la Réunion,
- 600 mètres pour le massif Vosgien, et pour les législations Bulgare, Roumaine et Italienne,
- 700 mètres pour les autres massifs montagneux français, à l’exception des montagnes méditerranéennes (800 mètres),
- 800 mètres pour la législation grecque, et donc les Pyrénnées,
- 1 000 mètres pour la législation espagnole,
- 1 500 mètres pour celle de la Géorgie.
Ce critère d’altitude est souvent tempéré par un critère de pente qui conduit à classer en zone montagne des territoires situés à des altitudes nettement inférieures, par exemple :
- pour la législation espagnole, des zones situées à plus de 600 mètres et dont la pente moyenne est supérieure à 10 %,
- pour la législation française, des espaces où sont présentes, dans la majeure partie du territoire (au moins 80 %), des pentes supérieures à 20 %.
D’autres conditions peuvent aussi étendre la notion de zone de montagne, par exemple :
- la rareté des terres arables en Ukraine,
- des zones dont l’agriculture est la principale ressource (taux d’emploi dans l’agriculture au moins deux fois supérieur à la moyenne nationale) en Espagne, de telle sorte que 77,3 % du territoire espagnol est classé en zone montagne.
1 - La montagne des dictionnaires 2 - La montagne des encyclopédies3 - La montagne des géographes 4 - La montagne des géologues5 - Pas de définition générique de la montagne6 - La montagne des juristes : des définitions pour l'action7 - Politique Montagne, France, fin XXème siècle8 - L'Europe reprend les critères retenus par la France9 - FAO : une définition universelle n'est ni possible ni souhaitable10 - Six catégories de montagne pour le PNUE


