Le mangeur, la montagne
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Ici commence la montagne

Diversité des montagnes : mieux vaut en parler au pluriel

2 - Des caractéristiques climatiques communes à toutes les montagnes

Quelque soit l’intérêt des classifications, notamment en tant qu’outils d’analyse et de décision, elles ne doivent pas faire oublier que le milieu montagnard est caractérisé par une diminution de la température avec l’altitude, selon un gradient de 0,55° C par 100 mètres. Celui-ci varie avec la saison et l’heure du jour.
Si les contrastes journaliers sont forts, l’amplitude annuelle est par contre plus faible en montagne qu’en plaine. L’isomètre zéro est variable selon la latitude : 2 200 à 2 400 mètres d’altitude dans les Alpes, 4 000 sous les tropiques.

L’élévation en altitude entraîne une baisse de la pression atmosphérique provoquant une raréfaction de l’oxygène dans l’air : à 5 000 mètres d’altitude la pression atmosphérique est réduite de moitié par rapport au niveau de la mer. Néanmoins cette baisse n’est pas identique à toutes les latitudes : elle est moins rapide aux tropiques que dans les zones tempérées.

Les reliefs déterminent un accroissement des précipitations : les masses d’air qui abordent les chaînes de montagne subissent une ascendance qui entraîne un double refroidissement par détente et par contact avec l’air froid et les parois froides d’altitude. Mais ce gradient nivo-pluviométrique est très variable selon les montagnes et ne s’élève pas de façon régulière avec l’altitude. En outre, il est lié à la disposition des montagnes par rapport aux grandes masses d’air lorsqu’elles redescendent sur l’autre versant, elles se réchauffent et s’assèchent : c’est l’effet de Foehn que l’on observe dans les Alpes.

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