Le mangeur, la montagne
Le mangeur, la montagne
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Ici commence la montagne

Les montagnards, ceux d'en haut

Contrairement aux idées reçues, les montagnes, bien qu’on puisse les considérer comme des milieux naturels hostiles, ont connu très tôt un peuplement humain. Propices à la chasse et à la cueillette, elles le sont aussi à l’élevage. Pour autant leur peuplement, à l’intérieur d’un même massif, est souvent très contrasté : surpeuplement ici  (surtout si l’on confronte la densité à la surface cultivable disponible), sous-occupation ailleurs.

La longue saison hivernale et la pauvreté ont de tous temps généré d’importants mouvements migratoires temporaires ou permanents. L’été, la pratique de la transhumance est un autre aspect de cette mobilité, trait caractéristique du montagnard. Si les montagnes occidentales ont été le théâtre d’un exode rural massif, l’époque contemporaine est marquée par un repeuplement sensible, mais qui affecte plus les zones urbanisées que les campagnes.

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