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- Montagne terre d'élevage
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Montagne terre d'élevage
Une longue histoire
2- De l’Antiquité au XVIIIème siècle
Les gros troupeaux des Gaulois
La montagne méditerranéenne pouvait accueillir sans difficulté d’immenses troupeaux de caprins et d’ovins.
Plus au nord, la longueur et la rigueur de l’hiver, l’abondance d’une neige lente à fondre imposaient aux éleveurs de constituer des réserves de nourriture pour leur bétail, et donc une certaine maîtrise de l’agriculture.
Cependant, d’après Varron, les Gaulois disposaient de gros troupeaux de moutons et de brebis, ainsi que de vaches et de boeufs qui jouissaient d’une excellente réputation dans le monde gréco-romain.
Au Moyen Age, les ordres monastiques contribuent à l’essor de l’élevage
En montagne, comme en plaine, les ordres monastiques contribueront à l’essor de l’élevage durant tout le Moyen Age.
Les moines de la Grande Chartreuse dans les Alpes françaises possédaient une cinquantaine de vaches en l’an 1100 ; en 1226, ils possédaient aussi 750 brebis, 300 agneaux et 180 chèvres. De même, les Templiers avaient en 1308 un troupeau de 1725 ovins à la Cavalerie dans le Larzac et plus encore à la Commanderie Saint Eulalie au sud du Massif Central.
De nombreuses zones de montagne connaîtront, au XVIIIème siècle, un état de surpopulation conduisant à la mise en culture de plus en plus de terres, au détriment de l’élevage. Ce mouvement s’inversera avec l’exode rural après la guerre de 1914.



